Jeudi 5 juin 2008
L'homme à l'envers, Fred Vargas
Editions J'ai lu, collection Policier, 2005
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Résumé (Editeur) : "Laisser les loups vivre en liberté dans le Mercantour, c'était une belle idée, dans l'air du temps. Mais ce n'était pas celle des bergers et, quelques mois plus tard, la révolte gronde. Mais est-ce bien un loup qui tue les brebis autour du village de Saint-Victor ? Les superstitions resurgissent, un bruit se propage : ce n'est pas une bête, c'est un loup-garou... Lorsqu'une éleveuse est retrouvée égorgée dans sa bergerie, la rumeur tourne à la psychose. A Paris, le commissaire Adamsberg guette les nouvelles de la Bête du Mercantour Comme des tisons, mon gars, comme des tisons ça fait, les yeux du loup, la nuit."

Genre : Roadeuh mouvie
Pourquoi? : Récréation
Alors? Après mon
traumatisme d'Avril, j'avais besoin de prendre l'air avec mes amis imaginaires. Dans les montagnes du Mercantour, tiens oui pourquoi pas. C'est ainsi que j'ai fait connaissance avec Camille, celle qui tourbillonne dans la vie d'Adamsberg (oui parce que moi je fais des allers retours dans les rompols de Fred). C'est avec grand intérêt que j'ai suivi son périple en bétaillère à la poursuite du sans poils, regardant par dessus son épaule le catalogue de l'outillage professionnel, écoutant avec elle le Veilleux qui veille et les contes de Soliman, l'africain. Et une fois de plus, je vais radoter. Le talent de Fred Vargas réside dans sa manière de croquer ses personnages. Je pourrais même lire avec ferveur une recette de pâtes de sa main...

Coule la Seine, Fred Vargas, Baudouin (illustrations)
Editions J'ai lu, collection Policier, 2005
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Résumé (Editeur) : " Ton collègue blond est assez emmerdant mais je l'aime bien, et puis il est généreux. Il se pose des questions sans fond,
il s'inquiète et ça fait le bruit des vagues. Toi en revanche, tu fais le bruit du vent. Ça se voit à ta manière de marcher, tu suis ton souffle. Ton ami blond voit une flaque. Il s'arrête, examine la chose et il la contourne, il prépare bien son affaire.
Toi, tu ne vois même pas cette flaque mais tu passes à côté sans le savoir, au flair. Tu piges ? T'es comme un magicien... " Il a raison ce clochard, le commissaire Adamsberg est un véritable magicien. Trois nouvelles pour le prouver, trois enquêtes du commissaire, à Paris, là où coule la Seine. "

Genre : Interlude rompolien
Pourquoi : Prolongations de la récréation
Alors?  Trois histoires, Trois personnages croqués. Chouette! Les illustrations de Baudoin, particulières. Que dire de plus? A bientôt Jean-Baptiste...





par D. publié dans : ... Poisson Rouge
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Mardi 13 mai 2008

Parce que je t'aime, Guillaume Musso
Xo Editions, 2007
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Résumé (Editeur) : " Layla, une petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l'endroit exact où on avait perdu sa trace. Elle est vivante, mais reste plongée dans un étrange mutisme. À la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations. Où était Layla pendant cette période ? Avec qui ? Et surtout pourquoi est-elle revenue ?"

Genre : Thriller Soap-orifique
Pourquoi? Un soupçon de masochisme
Alors? Je suis partie pleine de mauvaises intentions et d'a-prioris... Curieuse de comprendre l'engouement d'un public essentiellement féminin pour cet auteur, je me suis dit, "allez, soyons fous". Après tout, je pourrais être surprise. Hélas... Ce ne fut pas le cas. Entre clichés et stéréotypes à l'américaine, l'intrigue est désespérement télévisuelle. La rencontre "improbable" entre des personnages riches, beaux et célèbres "au bord de la rupture" "s'écrase" en un bâillement... L'ombre de Paris Hilton se déploie même au creux des pages et c'est effrayant. Et la fin dont Musso semble si fier, est plutôt prévisible si on est un tant soit peu portés sur le cinoche... Je dirais même qu'il a vu " Abre los ojos" de Amenabar, et qu'il l'avoue presque dans un chapitre. ça respire même "the cell" cette affaire. Mais l'écriture de Musso n'est pas cinématographique... Non. Entre dictionnaire de citations où Björk côtoie étrangement Proust, et un franglais affiché; on a envie d'allumer sa télévision.  Non.  Guillaume Musso n'est pas écrivain. C'est un lecteur et un spectateur. Peut-être peut-il à la rigueur se recycler comme scénariste? Non. Je repense encore à un de ses effets de "style", le coup du flash flash flash des paparazzi qui poursuivent l'une de ses héroïnes et les mots "... flash back" qui concluent le chapitre. J'en ricane encore. Bref, ce sera mon premier et dernier Musso. D'ailleurs comme dirait Roux, il faut toujours se méfier des auteurs qui ont leur nom plus gros que le titre.  J'ai une pensée aussi pour Marc Lévy que je déteste, pas lui en particulier mais sa prose en général. Il remonterait presque dans mon estime. On y décèle moins d'autosatisfaction.


par D. publié dans : ... Poisson Rouge
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Mardi 8 avril 2008

La route, Cormac McCarthy
(Editions de L'Olivier, 2008)
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Résumé (Editeur) : "L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême."

Genre : Exercice de style post-apocalyptique
Pourquoi? Un coup de foudre : le quatrième de couverture.
Alors? J'aurais aimé écrire un tel livre, Mr McCarthy l'a fait, et c'est tant mieux. L'immensité du territoire, les flux chaotiques des climats, et la terre indomptable de leur pays font des américains de très bons auteurs de S.F. Ce n'est pourtant pas le créneau habituel de cet écrivain. Je découvre donc sa plume par hasard, attirée par un univers tout en noirceur... Noir n'est pourtant pas le terme qui qualifie ce roman qui frise l'excellence... Gris serait plus approprié... Le gris des cendres, le gris des maisons éventrées, le gris d'une nature... morte. Le gris de la route, qu'empruntent l'homme (souvenir du monde défunt) et le petit (espoir d'un avenir incertain), tous deux "porteurs du feu". Cap vers le Sud. Peut-être y fait-il moins froid, peut-être y-a-t-il d'autres "gentils" comme eux. Je les ai accompagnés et je les ai aidés à pousser le caddie. Avec eux j'ai eu froid, j'ai eu faim, j'ai eu peur. Parfois j'ai préféré les quitter quand ils avaient trouvé de quoi le remplir. Parfois j'ai dû m'allumer une clope et m'éloigner un peu quand j'ai vu ce qu'ils ont vu. La parole de mes compagnons de fortune fait corps au récit. Pas de chapitres et  peu de ponctualisation et beaucoup d'accumulations, le style est déroutant. Quand j'ai refermé le livre, il m'a habité longtemps.


L'ancre des rêves, Gaëlle Nohant
(Editions Robert Laffont, 2007)
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Résumé (Editeur) : " - Dis donc, gamin, on t'a pas appris qu' c'était pas poli de zieuter comme ça ? J'aime pas les malins. Fais bien attention à toi. Les morts marchent, ce soir. Fais bien attention à toi. Un long frisson le frigorifia comme une bourrasque giflant un corps trempé. Les morts marchent, ce soir. Une comptine dont il avait perdu le souvenir lui traversa la tête. " Faut boire à la santé des gars Qui sont coulés, au fond, en tas. " Dans un petit village de la côte bretonne, chaque nuit, les enfants Guérindel, Benoît, Lunaire, Guinoux et le petit Samson, sont en proie à des cauchemars terrifiants qu'ils taisent à leurs parents... Enogat, leur mère, a toujours interdit à ses quatre fils d'approcher le bord de l'eau. Est-ce seulement pour les protéger des dangers de la nature ? Ou d'une autre menace qui ne dit pas son nom ? Entre conte fantastique et roman d'initiation, L'Ancre des rêves sonde le mystère des peurs d'enfant."

Genre : Fantastique
Pourquoi? ... la bloggosphère
Alors? J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans, la faute à Cormac. Mis à part ce contexte, j'ai trouvé ce roman fort sympathique. Je suis bretonne, aussi l'atmophère et les lieux peints par Gaëlle me sont familiers. J'ai été élevée par La Légende de la mort (ce recueil de croyances populaires que Mr Anatole le Braz a écrit grâce aux témoignages hydromelesques de mamies en Armorique, il faudra que je vous en reparle à l'occasion...) Aussi, les spectres des marins et leurs Pénélopes de bonnes femmes, la mer qui s'acoquine avec l'Ankou, j'aime assez... Mais voilà... Je suis bretonne, et peut-être pas vous. Aussi je me demande si ce patrimoine là peut vous toucher, vous? Quoiqu'il en soit, les personnages sont attachants, l'intrigue, onirique et généalogique. L'écriture est agréable à lire, et l'embarquement aux Terres Neuvas immédiat. Je me demande si Gaëlle est bretonne, tiens...


par D. publié dans : ... Poisson Rouge
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?!

  • point.de.suspension
  • : Si j'étais un signe de ponctuation, nul doute que je serais un des points de suspension

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