Noir Océan, stefan Mani,
Gallimard Série Noire, 2010
Résumé (Editeur) : "De lourds nuages noirs s'amoncellent dans le ciel zébré d'éclairs au moment où le Per se quitte le port de Grundartangi en Islande en direction du Surinam. À son bord, neuf membres d'équipage qui, tous, semblent avoir emporté dans leurs bagages des secrets peu reluisants. Ceux qui ont entendu dire que la compagnie de fret allait les licencier et qu'il s'agit là de leur dernier voyage sont bien décidés à prendre les choses en main, une fois que la météo sera plus favorable. La mutinerie n'est pas loin et, très vite, l'atmosphère se charge de suspicion, de menaces et d'hostilité. Quand les communications sont coupées par l'un des membres de l'équipage - mais lequel ? -, la folie prend peu à peu le contrôle du bateau qui n'en finit pas de dériver vers des mers toujours plus froides et inhospitalières..."
Genre : polar lovecraftien
Alors? Embarquez à bord du cargo Per Se, et sombrez dans le
cauchemar d'un équipage de marins peu recommandables... Enfoncez vous dans les mers glacées d'Islande, et préservez vous des remous d'une folie latente... Noir Océan est un polar
maritime singulier, un huis clos redoutable dont l'atmosphère tendue aux embruns fantastiques n'est pas sans rappeler l'univers de Lovecraft. " Ce qui sommeille pour l'éternité n'est pas mort... ».
Brooklyn Requiem, Ken Bruen
Fayard noir, 2010
Résumé (Editeur) : "Il est brillant, séduisant et froid. De son chapelet
vert il étrangle les femmes, leur long cou blanc comme celui des cygnes, mais il ne s’en souvient pas. Cet homme est irlandais, il s’appelle Matt O’Shea. Il est flic et il rêve
d’Amérique.
Sélectionné pour un échange entre polices, il débarque à Brooklyn, au NYPD. Sa personnalité clivée doit composer avec Kurt,
alias Barka, un pit-bull en uniforme ripou jusqu’à l’os – son coéquipier. Mais Kurt a une sœur, une fille superbe, légèrement attardée…
Matt est lâché, l’enfer va se déchaîner…"
Genre : Polar
Alors? Efficace, mais pas inoubliable.
La maison où je suis mort autrefois, Keigo Higashino
Actes noirs, 2010
Résumé(Editeur) : "Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d'affaires absent, mère d'une fillette de trois ans qu'elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n'a aucun souvenir avant l'âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d'elle au berceau, faisant ses premiers pas... Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l'y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L'entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d'enfant, ils trouvent le journal intime d'un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d'événements tragiques... "
Genre : roman noir
Alors? Quels souvenirs abrite cette mystérieuse maison dont l'unique clef à
tête de lion n'ouvre pas la porte d'entrée mais la porte de la cave? Pourquoi toutes les horloges à l'intérieur sont-elles arrêtées à 11h10? C'est ce que va découvrir Sayaka dont l'existence
semble débuter à l'âge de cinq ans... Ce roman est un bijou noir étincelant d'étrangeté dont l'atmosphère inquiétante et l'écriture épurée ne cesseront de vous hanter. Keigo Higashino serait-il
le successeur japonais d'Edgar Allan Poe? A découvrir!
Que le spectacle commence, Ann Featherstone
10/18, 2011
Résumé (Editeur) : "Dans le monde du spectacle, les apparences sont reines et les secrets mortels. Et s'il y a bien un rôle que l'amuseur public Corney Sage aurait préféré ne pas endosser, c'est être témoin du meurtre de la jeune acrtice Bessie Spooner ! Le Constellation Concert Rooms devra se passer de ses services, il préfère prendre la fuite. Mais sous ses nombreux déguisements, l'assassin rôde et se rapproche..."
Genre : polar historique
Alors? Un excellent polar victorien qui nous plonge avec humour, virtuosité et férocité dans les méandres du monde du spectacle. Un auteur à découvrir, qui pourrait bien faire de l’ombre à Anne Perry !
Le koala tueur et autres nouvelles du bush, Kenneth Cook,
Livre de poche, 2011
Résumé (Editeur) : "Je n'aime pas les koalas. Ces sales bêtes, aussi hargneuses que stupides, n'ont pas un poil de gentillesse. Leur comportement social est effroyable - les mâles n'arrêtent pas de se tabasser ou de voler les femelles de leurs semblables. [...] Leur fourrure est infestée de vermine. Ils ronflent. Leur ressemblance avec les nounours est une vile supercherie. Il n'y a rien de bon chez eux. Sans parler du fait qu'un jour, un koala a essayé de me jouer un tour pendable." Avec ses redoutables crocodiles, ses excentriques mineurs d'opales, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l'impitoyable bush australien reste un territoire indompté. Et ce n'est pas Kenneth Cook qui aurait pu le soumettre ! Pour ce qui devait être l'un de ses plus grands succès de librairie, Cook a réuni peu avant sa disparition ces histoires courtes toutes plus hilarantes les unes que les autres, inspirées par ses tribulations à travers l'Australie. D'après lui, chacune de ces quinze rencontres avec la faune sauvage et ses frissons inattendus s'est déroulée comme il le raconte ici ; mais jamais il n'aurait osé les incorporer à ses romans tant elles paraissent incroyables. Et c'est précisément parce qu'elles sont tout à fait véridiques qu'il n'attendait pas qu'on le croie ! Dépaysement garanti, dans un grand éclat de rire."
Genre : Nouvelles
Alors? Dépaysée oui. Dans un grand éclat de rire? Pas vraiment. Si Kenneth Cook avait pu décimer toute la faune australienne, il l'aurait sans doute fait. On est ici pratiquement à l'opposé du "nature writing", pas vraiment de contemplation de la nature mais dans une description de l'agressivité des lieux et animaux sauvages. Le ton est celui de l'anecdote, un brin sarcastique. On y apprend des trucs. Mais au final, j'ai trouvé l'auteur/narrateur quelque peu antipathique.
Je ne suis pas un serial killer,Dan Wells,
Sonatine, 2011
Résumé (Editeur) : "John Wayne Cleaver est un jeune homme potentiellement dangereux. Très dangereux, même. Jugez-en plutôt : garçon renfermé, pour ne pas dire sociopathe, il vit au milieu des cadavres à la morgue locale, où travaillent sa mère et sa tante, il a une certaine tendance à tuer les animaux et depuis son plus jeune âge il éprouve une véritable passion pour les tueurs en série. Ainsi, son destin semble tout tracé. Mais, conscient de son cas et pas spécialement excité à l'idée de devenir un serial killer, John, qui s'est ouvert à un psy, a décidé de respecter quelques règles très précises : ne nourrir que des pensées positives à l'égard de ses contemporains ; ne pas s'approcher des animaux ; éviter les scènes de crime. Ce dernier commandement va néanmoins devenir très difficile à suivre lorsqu'on retrouve dans les environs un corps atrocement mutilé. Puis un second. Y aurait-il dans cette petite ville tranquille plus dangereux encore que John ? Aurait-il enfin trouvé un adversaire à sa taille ? Avec une intrigue qui surprend en permanence le lecteur, Dan Wells nous tient éveillés jusqu'au bout de la nuit - ce qui reste encore la meilleure façon d'éviter les cauchemars."
Genre : Gloubiboulga thriller/fantastique
Alors? Mélange des genres assez hasardeux, écriture/traduction assez
pauvre... A éviter...
Arrêtez moi là, Ian Levison,
Liana Levi, 2011
Résumé (Editeur) : "Charger un passager à l'aéroport, quoi de plus juteux pour un chauffeur de taxi ? Une bonne course vous assure une soirée tranquille. Ce soir-là, pourtant, c'est le début des emmerdes... Tout d'abord la cliente n'a pas assez d'argent sur elle et, pour être réglé, il vous faut entrer dans sa maison pourvue d'amples fenêtres (ne touchez jamais aux fenêtres des gens !). Plus tard, deux jeunes femmes passablement éméchées font du stop. Seulement, une fois dépannées, l'une d'elles déverse sur la banquette son trop-plein d'alcool. La corvée de nettoyage s'avère nécessaire (ne nettoyez jamais votre taxi à la vapeur après avoir touché les fenêtres d'une inconnue !). Après tous ces faux pas, comment s'étonner que deux policiers se pointent en vous demandant des comptes ? Un dernier conseil : ne sous-estimez jamais la capacité de la police à se fourvoyer !."
Alors? "Arrêtez moi là" , c'est l'histoire d'une descente aux enfers. Celle d'un chauffeur de taxi jouant de malchance, accusé à tort d'un crime
qu'il n'a pas commis. Ian Levison nous livre ici dans un style percutant et un cynisme " implacable un roman noir militant, une critique acerbe du système judiciaire américain...
"kafkaïen"!
Totally Killer, Greg Olson,
Gallmeister, 2011
Résumé : (Editeur) : "New York, 1991. La belle et ambitieuse Taylor Schmidt, fraîchement diplômée d'une université du Missouri, débarque dans la Grosse Pomme à la recherche d'un job et du grand amour. Crise économique oblige, elle erre de bureau de placement en bureau de placement, jusqu'à ce qu'une mystérieuse agence lui propose "le job pour lequel on tuerait". Deux jours plus tard, Taylor se retrouve jeune éditrice d'une maison d'édition new-yorkaise et découvre avec effroi le prix à payer : elle va effectivement devoir assassiner quelqu'un. Théorie du complot et culture pop se mélangent dans ce roman politiquement incorrect à l'humour noir décapant qui tient à la fois de la satire grinçante et du thriller paranoïaque. "Totally Killer" est le premier roman brillant et palpitant de toute une génération. "
Alors? Très attirée par la couv' et par le pitch, je ne n'ai pas
encore compris pourquoi la mayonnaise n'a pas pris chez moi...
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